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Lycée Funay - Hélène Boucher
Le Mans

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Présentation

4 articles

Histoire du lycée Hélène Boucher

Par admin funay-boucher le 22 avril 2010 à 12:07


Histoire du lycée professionnel Hélène Boucher
LE MANS


Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les locaux (baraquements depuis longtemps disparus) à la place desquels se trouve actuellement implantée la nouvelle Cité Scolaire Funay-Hélène Boucher étaient un camp de jeunesse comme tous ceux créés sous le régime de Vichy par le Maréchal Pétain entre 1940 et 1945. Les anciennes élèves se souviennent que l’on hissait le drapeau chaque matin en chantant « Maréchal, nous voilà ».

1940 - 1945    Centre Public d’Apprentissage féminin à St-Gervais-de-Vic

  Et c’est aussi dans un camp de jeunesse de cette époque que commence l’histoire du lycée Hélène Boucher : il se trouvait dans la commune de St Gervais-de-Vic, à une cinquantaine de kilomètres à l’est du Mans et regroupait déjà des sections féminines. Le camp de jeunesse féminin devient Centre Public d’Apprentissage…féminin !
Le nom d’Hélène Boucher, la célèbre aviatrice décédée accidentellement en 1934, est choisi juste après la guerre sur proposition de la directrice des années 40, Madame Flogny, amie personnelle de l’aviatrice. Le Centre d’Apprentissage féminin s’appelle donc désormais « HELENE BOUCHER ». C’est un hommage rendu à cette femme exceptionnelle, détentrice de plusieurs records de vitesse en avion et cette appellation se veut aussi un exemple pour les élèves, exemple de courage, de ténacité et d’émancipation féminine. Le droit de vote a été accordé aux femmes, rappelons-le, peu de temps auparavant par une ordonnance du Général de Gaulle datée du 21 avril 1944. Le nom d’Hélène Boucher a été donné à de très nombreux établissements scolaires féminins au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Tous ces établissements, devenus mixtes avec le temps, grâce à l’évolution des mentalités et de la loi, ont par bonheur conservé leur nom mais il faut reconnaître que la figure de cette grande aviatrice française est aujourd’hui un peu tombée dans l’oubli.

1948    Centre d’Apprentissage féminin dans l’ancienne caserne Cavaignac (place Washington) LE MANS

En 1948, l’Inspecteur principal de Caen décide de transférer le centre d’apprentissage féminin Hélène Boucher de Saint-Gervais-de-Vic au Mans.

  Transfert des sections feminines de st-gervais-de-vic au mans,   place washington dans une caserne desaffectee
 
   L’ex-caserne Cavaignac qui deviendra plus tard le lycée Gabriel Touchard (Washington)
         [La flèche indique l’implantation du centre d’apprentissage féminin Hélène Boucher]


         Le 7 octobre 1948, venues de Saint-Gervais de Vic, les sections féminines d’apprentissage sont donc transférées au Mans, chef-lieu de la Sarthe, dans les bâtiments de l’ancienne caserne Cavaignac, place Washington, dans l’aile gauche du bâtiment principal. Les élèves, dont la plupart sont issues des classes de fin d’études primaires du département,  sont admises après avoir passé un examen d’entrée en septembre.
Dans ces années d’après-guerre, 120 élèves externes, demi-pensionnaires et internes externées, sont réparties dans cinq sections : couture flou, lingerie,  piqûre-maroquinerie, commerce (sténo-dactylographie et aide-comptable) et dessin d’architecture. A cette époque, c’est le seul Centre du département à regrouper des métiers essentiellement féminins.
Une ancienne élève, Madame Morançais, devenue plus tard secrétaire du lycée de 1952 à 1988, une des mémoires de l’établissement, témoigne : « La discipline était sévère à la fin des années 40 ! C’était l’époque des blouses blanches, le maquillage était interdit ainsi que le port du pantalon. En sport, le short était obligatoire et le silence absolu devait régner dans les rangs sous peine de graves sanctions. Cependant, la directrice de l’époque, très exigeante pour les autres et pour elle-même, avait développé de très nombreuses activités culturelles et sollicitait en permanence la participation bénévole des enseignants et de tout le personnel. Un spectacle était organisé pour la Sainte-Catherine, patronne des couturières,  ainsi que pour Noël, une coopérative scolaire avait été créée et même une colonie de vacances, dans le Puy-de-Dôme, propre à l’établissement, où nous allions l’été et qui a fonctionné pendant une dizaine d’années ».

Les cours vont se dérouler dans les locaux de l’ancienne caserne Cavaignac jusqu’en 1961. Des sections nouvelles sont créées : repassage (1949), aide-maternelle (1950), section culottière-giletière (1956), section confection flou industriel (1956) pendant que d’autres, besoins économiques obligent,  sont supprimées ou regroupées dans d’autres Centres. En 1955, on compte 308 élèves dans l’Etablissement.

1961    Transfert sur l’implantation actuelle   /    le Centre d’Apprentissage féminin devient CET

En avril 1961, le Centre d’Apprentissage féminin Hélène Boucher est transféré dans de nouveaux locaux, c’est à dire à l’emplacement où se trouve aujourd’hui le lycée professionnel Hélène Boucher. Désormais, il s’appelle Collège d’Enseignement Technique HELENE BOUCHER Un internat est créé à la rentrée de septembre 1961.

  1963-1964

Le Règlement intérieur de l’époque est strict, une élève témoigne :
« Port du pantalon interdit, pas de maquillage, cheveux crêpés, port de la blouse blanche obligatoire, obligation d’en changer chaque semaine et pour le vérifier : une semaine, le nom est brodé en rouge, la semaine suivante, il est brodé en bleu. »
                 
                          Francette Giré

   En 1963, la section Employé de Collectivité option cuisine puis option service général est créée.
En 1967, les premiers garçons arrivent : c’est une section « Employé de collectivité » bientôt suivie par une spécialisation en cuisine. Pour la petite histoire, le premier garçon à être arrivé dans ce Centre d’Apprentissage jusque là exclusivement féminin venait d’un établissement du Midi et il fallait impérativement lui trouver une solution pour qu’il puisse poursuivre ses études en deuxième année !
De nouveaux bâtiments sont construits qui rendent la vie plus confortable. Et c’est au printemps de l’année 1964 qu’a lieu l’inauguration des deux établissements Funay et Hélène Boucher, voisins mais autonomes. Seuls quelques domaines sont partagés comme la cantine, par exemple.

           Au début des années 70, les autorités compétentes confirment le choix « Hélène Boucher » comme appellation officielle.
La section hôtelière est créée en 1971 en remplacement de la section Employé de collectivité. Elle va fonctionner pendant de nombreuses années sur tout un étage d’un des bâtiments (l’actuel bâtiment A’) et accueillir une nombreuse clientèle dans son restaurant pédagogique dont le succès a toujours été constant.

1986    L’Etablissement devient « Lycée Professionnel Hélène Boucher »

En 1986, l’Etablissement s’appelle désormais « Lycée Professionnel Hélène Boucher ».
En toutes occasions, l’Etablissement fait preuve d’un grand dynamisme et d’un esprit d’ouverture aux initiatives de toute nature qui lui sont proposées par les secteurs professionnels à qui il importe d’offrir les élèves le mieux formés possible et possédant les savoirs, savoir-faire et savoir-être que l’on est en droit d’attendre d’eux. De nombreux projets, mettant en synergie les compétences des collègues de spécialité professionnelle et d’enseignement général, voient le jour. La qualité de la formation et la spécificité des enseignements professionnels dispensés contribuent à l’excellence d’une réputation qui ne s’est jamais démentie au fil des années.
Jumelage HB / Norvège
Les sections hôtelières de l’Etablissement sont jumelées avec un établissement similaire norvégien situé à  Rauma au nord d’Oslo depuis septembre 2002. A ce jour, les élèves norvégiens sont venus nous rendre visite 6 fois et nos élèves se sont rendus 5 fois en Norvège pour échanger et travailler avec leurs homologues norvégiens.

2007    Création de la Cité Scolaire Funay-Hélène Boucher par fusion des 2 établissements contigus

En prise avec les réalités économiques et les besoins de formation et d’emploi, l’Etablissement a ouvert à la rentrée 2007 une formation FCIL, préparatoire aux concours d’Aide-soignante et, à la rentrée 2008, dans cette même logique qui cherche à ouvrir le champ du BEP Carrières Sanitaires et Sociales, un IFAS (Institut de Formation des Aide-Soignantes) sera créé.

Un Bac Pro Sécurité et Prévention ouvre aussi à la rentrée 2008 : il a pour but de former les élèves aux métiers de la Sécurité et de la Prévention, permettant d’intégrer des entreprises privées relevant de la sécurité ou encore de postuler à différents concours de la fonction publique comme gardien de la paix, sapeur-pompier professionnel, gendarme adjoint...
                                                                                                      Jean NEGRE, Professeur de Lettres-Histoire
  Une personnalité marquante de l’établissement
 
  Jean-Paul BOIREAU, proviseur du
 CET puis du LP Hélène Boucher
            de 1979 à 1989


 Hélène BOUCHER 1908 – 1934

Disparue à 26 ans, sa vie aura été bien courte ! 4 juillet 1930-30 novembre 1934, la vie d'Hélène BOUCHER, avec tout ce qu'elle comporte de courage et d'énergie, tient cependant entre des ceux dates si rapprochées. Le 30 novembre 1934, elle trouve la mort lors d'un vol d'entraînement à GUYANCOURT. Hélène BOUCHER bat plusieurs records du monde de vitesse entre juillet et novembre 1934. Le 11 novembre 1934, elle atteint le record du monde sur 1000 kilomètres avec 444 km/h.

Née le 25 mai 1908, à Paris, rien de prédisposait Hélène Boucher à l'aviation, Elle fit son baptême de l'air le 4 Juillet 1930 et, fut breveté pilote le 29 juillet 1931, avec le N° 21 (21ème femme brevetée) et devient pilote de transport public en 1932. Le 13 Février 1933, elle tente un raid Paris - Saïgon, à bord d'un Avro "Avian" de 85 ch qui lui appartenait, mais finit son périple à Bagdad, le 21, à la suite d'ennuis de moteur. Désirant devenir pilote de haut vol et entraînée par Michel Détroyat à la voltige, elle est détentrice de plusieurs records, (5900 m d'altitude le 2 août 1933, record mondial féminin sur avion léger de moins de 450 Kg,, sur Mauboussin de 60 ch.), Embauchée par Caudron – Renault et entraînée par Delmotte, elle participa (pour la deuxième fois, la première étant en 1933) au 12 heures d'Angers, qui consistait à voler durant 12 h le plus loin possible, elle termina 2e sur Caudron C- 450 Rafale, 2820 Kms à une moyenne de 240 Km/h, le 1 juillet 1934), record du monde toutes catégories sur 100 Kms (2h25mn, 412,306 Km/h, le 8 août 1934, le précédent record étant de 232,84 Km/h), et record du monde de vitesse sur 1000 Km (409, 03 Km/h le 11 Août 1934). Entre ces deux dates, elle battit le record mondial de vitesse sur à la moyenne de 445 km/h. Le 12 août, elle réalise un autre record, non officialisé, à 444, 84 Km/h, performance extraordinaire pour l'époque. Tuée à l'entraînement sur C- 460 le 30 novembre 1934 à Guyancourt.
La postérité conserve d’elle l'image radieuse, lumineuse, souriante, resplendissante de franchise et de loyauté d'une jeune femme qui sut se libérer de certaines contraintes, pour s'affirmer dans la carrière de son choix, sportive et professionnelle.
 

Plan

Par admin funay-boucher le 1 avril 2010 à 19:43

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Par admin funay-boucher le 18 mars 2010 à 19:28

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Par admin funay-boucher le 9 mars 2010 à 18:10

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