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Droit du travail

la fin du contrat

Par admin funay-boucher, publié le jeudi 16 décembre 2010 17:12 - Mis à jour le jeudi 16 décembre 2010 17:12

La fin du contrat

La résiliation amiable :

Pendant les deux premiers mois de l’apprentissage, le contrat peut être résilié par l’apprenti ou par l’employeur (article R 117-17 du code du travail). La résiliation doit être constatée par écrit et être notifiée au directeur du centre de formation d’apprentis de la Chambre de métiers et au service ayant enregistré le contrat (article R 117-16 du code du travail).

Passé le délai de deux mois, la résiliation ne peut intervenir que sur un accord exprès et bilatéral des cosignataires ou, à défaut, être prononcée par le Conseil des Prud’hommes (cas de faute grave, manquements répétés aux obligations, inaptitude de l’apprenti) (article L 117-17 du code du travail).

Par accord entre les parties, le contrat peut prendre fin avant son terme, si l’apprenti a obtenu le diplôme ou le titre homologué prévu au contrat (article L 115-2 du code du travail).

Remarque : L’employeur est tenu de reverser à l’Etat l’intégralité des sommes perçues au titre du soutien à l’embauche d’apprentis dans les cas suivants :

Rupture du contrat de travail, à l’exception des cas de licenciement pour force majeure, de résiliation sur accord des cosignataires faisant suite à une demande écrite du jeune ou à l’obtention du diplôme ou du titre préparé ou en cas de faute grave ou de manquements répétés de l’apprenti à ses obligations, de résiliation par le Conseil des Prud’hommes. Décision d’opposition à l’engagement d’apprentis (article D 118-4 du code du travail).

La résiliation judiciaire En cas de différend grave entre le Maître d’apprentissage et l’apprenti, le contrat peut être résilié par voie judiciaire (Conseil des Prud’hommes) c’est le juge prud’homal statuant en audience normale, qui est seul compétent (cass. soc. 10 mars 1988 Leclerc c/entreprise Fernandez).

Les causes de résiliation peuvent être les suivantes :

Faute grave ou manquements répétés de l’une des parties aux obligations (la faute grave suppose un comportement rendant impossible le maintien du contrat : injures, coups, défaut d’inscription de l’apprenti à l’examen, absence d’initiation au métier prévu...).

Inaptitude de l’apprenti (l’aptitude d’un apprenti à exercer un métier peut faire l’objet d’une vérification à l’initiative de l’employeur, de l’apprenti, de son représentant ou du directeur du centre de formation d’apprentis). Cette vérification peut aussi être ordonnée par le juge saisi d’une demande de résiliation et prend la forme d’un examen individuel (articles R 117-19 et R 117-20 du code du travail).

Pour l’une ou l’autre des causes précédemment énumérées, l’intervention du juge est obligatoire. L’employeur n’est pas autorisé à rompre le contrat, il a simplement la possibilité, si la gravité des fautes commises par l’apprenti le justifie, de prononcer sa mise à pied dans l’attente de la décision judiciaire à venir.

La procédure d’urgence (article L 117-5-1 du code du travail) Une procédure d’urgence s’applique en cas d’atteinte à la santé ou à l’intégrité physique ou morale des apprentis.

L’inspecteur du Travail par le biais de cette procédure, en cas d’atteinte procède à une enquête contradictoire et demande s’il y a lieu, la suspension du contrat d’apprentissage.

Contacter l’inspection du travail